Chronique d’un vendredi aussi royal qu’un kir cassis. Après une soirée ça a twisté sur un trottoir après trop de verres de Prosecco et THE questions : on cuisinerait pour 7 hommes ? Quel prince Disney choisirait-on ? Vous trouvez ça zarbi ? Attendez de voir la suite de ma réflexion et pourquoi, au final, on ne veut pas être des princesses.
Samedi soir dernier, presque 3h du matin, mon Paris sent le spritz Saint-Germain et la focaccia. On sort d’un anniversaire thème Italie, comprenez : j’ai chanté mon hit préféré Sara perché ti amo comme si j’étais né à Rome alors que je suis née à Massy, et on marche dans la rue avec chacune une pizza sous le bras. Oui, une pizza entière. Comme un accessoire de mode. D’autres ont un Polène, moi j’ai une chèvre-miel. On promène le chien d’une copine, qui clairement se demande quelles sont ces nanas qui parlent fort et entendent des oiseaux chanter mi-février.
Et évidemment, à 2h57 précisément, le cerveau décide d’ouvrir un dossier capital : est-ce qu’on ferait à manger pour les 7 nains ? Pas juste“inviter des amis”, non, vraiment. Devenir Blanche Neige quoi. Si on analyse la logistique : sept assiettes, sept verres, sept avis sur la cuisson des pâtes, ça serait un coup a en tuer un. Et puis franchement, faut pas se leurrer, à Paris, on ne vit pas dans des châteaux. L’une de nous dit qu’elle accepterait si au moins l’un d’eux était utile. On commence donc à classer les nains selon leur potentiel de non-relou. Grincheux a au moins le mérite de l’honnêteté. Dormeur ne critique rien puisqu’il dort. Simplet… bon, on hésite encore. Le chien s’arrête. Nous aussi. Moment de silence démocratique sous un lampadaire.
Et comme toute discussion nocturne qui se respecte, ça dérape vers l’essentiel : si on devait choisir un prince de Disney, on choisit qui ? Le débat devient sérieux, presque académique, à quelques semaines des Municipales, vraiment, on sait se poser les bonnes questions. On aurait pu passer en revue les candidats avec la rigueur d’un jury Mister France, mais moi je m’en moque je préfère les princesses. Mais je pense que de façon unanime on dirait que le prince de Cendrillon il est charmant, mais niveau personnalité, on a vu des ficus plus expressifs et celui de la Petite Sirène, okay il tombe amoureux d’une voix, nous en 2026 on est pas dans The Voice, on aimerait au moins quelqu’un qui repasse ses chemises. Et puis, sans ciller, une amie lâche qu’elle choisirait Mufasa. Un lion. Roi, certes. Charismatique, d’accord. Mais un lion. On a toutes accepté l’info comme si c’était normal. À 3h du matin, tout devient recevable. J’étais bien fan de Polochon alors bon.
Quelques jours plus tard, un peu plus sobre, mais toujours aussi drôle, je me suis fait une réflexion : pour choisir un prince, faut-il être une princesse ? Et c’est là que ça a commencé à tourner dans ma tête. Parce qu’au fond, être une princesse, ça veut dire quoi ? Attendre, séduire, sourire en silence ? Ou régner sur sa vie sans demander la permission ? Bref, ce qui devait être une simple promenade digestive s’est transformé en digression totale, version 1h17.
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