Chronique d’un vendredi plus mezzo que mozza. Samedi, j’ai dit oui à une chorale entre amies et ça a dérapé en rêve de comédie musicale. Depuis, je passe mes journées à écouter des chansons d’amour pour la Saint-Valentin, à débattre des plus beaux refrains et à analyser Lara Fabian comme un homme que je ne suis pas. Promis, je ne vais pas crier.
Samedi dernier, je me suis glissée dans une chorale. Juste moi, mon micro imaginaire, et une envie irrépressible de chanter FORT. Faux, mais fort quand même. Pendant la pause, avec ma team, la même que celle de la Coupe de France de Blind Test, épisode 44 pour les intimes, big up à elles, on a clairement senti l’influence mystique de la Star Academy s’emparer de nos petits corps : on a voulu rajouter des pas de danse sur le refrain de Je marche seul. Pas sûre que JJ Goldman aurait validé la choré, ni les genoux, ni l’intention artistique. Entre deux pas de chat et un semblant d’arabesque très conceptuelle, on s’est mises à fantasmer une idée simple, saine, parfaitement raisonnable : transformer la chorale en comédie musicale. Rien que ça. Vous imaginez le niveau de chaos si ça ressemble à moi qui fais la chenille au Chinatown ? Mais voilà, le rêve est né. Comme Mylène qui a “rêvé qu’on pouvait s’aimer”, mais avec plus de cardio.
Et puis lundi, café avec une amie et LA question tombe : quelle est ta chanson d’amour préférée? Une question innocente qui me déclenche instantanément une tempête émotionnelle en forme de cœurs, de guimauve et de ballons coeurs en helium. Depuis, je me tape tout le répertoire possible : Eros Ramazzotti, Alicia Keys, Françoise Hardy, Demis Roussos. Oui, j’ai les goûts musicaux d’un oncle en fin de repas de famille, et j’assume. Chaque refrain me donne envie de danser un slow sous la pluie, de regarder quelqu’un avec intensité sans raison, et surtout de réaliser à quel point l’amour peut être à la fois fort, extravagant, ridicule, tendre et totalement excessif.
C’est pour cette raison que je me suis retrouvée avec Lara Fabian et son Je t’aime explosant dans mes écouteurs. Et là… bug système sur les paroles. Impossible de ne pas rire, impossible de ne pas m’étouffer avec mon cookie. Mais en vrai, plus rien ne m’étonne : l’amour a son propre langage. Aya Nakamura dit bien “En catchana, baby tu dead ça”, donc bon… les loups et les rois, finalement, ça passe.
Aujourd’hui on part sur deux rubriques, comme à l’ancienne, parce que visiblement l’amour m’inspire. On va parler de ce quelque chose de profondément logique à avoir envie de chanter, danser et vivre sa meilleure vie en même temps, et on plongera dans l’analyse personnelle de Je t’aime de Lara Fabian comme si on repassait le bac philo.
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