1h17 La Newsletter - Épisode 59 : je vibre encore comme en 1998, mais sans la coupe du monde.

Chronique d’un vendredi aussi romanesque qu’Alexandre Dumas. À 10 ans, je suivais la saga Monte-Cristo chaque lundi soir. Aujourd’hui, je retrouve la même obsession devant la comédie musicale et le film, et je me demande : pourquoi certaines histoires de notre enfance restent gravées en nous, alors qu’elles ne nous rapportent même pas de trésor ?

1H17
5 min ⋅ 06/02/2026

Cette semaine, on parle obsession. Non, pas la chanson sortie en 2002 mi-bachata mi-mierda. Non, la vraie. Parce que jeudi dernier, j’ai été voir La Légende du Comte de Monte-Cristo en comédie musicale. Et dimanche soir, j’ai enchaîné avec le film avec Pierre Niney. Oui, vous avez bien lu : j’ai passé mon week-end à courir après Edmond Dantès comme on court après un dernier article en solde.

Ce qui est fou, c’est que cette fascination ne date pas d’hier. Non, non, elle remonte à l’époque où je devais avoir 10 ans et où Josée Dayan (oh wow même son prénom fait ieuv’) avait transformé cette saga en feuilleton du lundi soir. Je ne voulais pas aller me coucher pour ne rien rater. Littéralement. Ma mère pouvait m’appeler trois fois, me promettre des tomates farcies pour le lendemain, rien. Rien ne pouvait m’arracher à cette intrigue de vengeance, de trahisons, de trésors cachés et d’amour romantique.

Alors pourquoi ? Pourquoi, 27 ans plus tard, après avoir grandi, changé de téléphone, découvert le café et les amitiés disloquées, je me retrouve encore à me demander : « Edmond, comment tu vas t’en sortir maintenant ? » Pourquoi les choses qui nous fascinent enfants continuent-elles de nous happer à l’âge adulte, comme un vieux pull qu’on croyait rangé dans le placard et qui sent encore la poudre chocolatée ?

Peut-être que c’est la promesse de justice parfaite qui nous hante. Peut-être que c’est la dramaturgie excessive. Ou peut-être juste parce qu’on adore regarder quelqu’un passer quatre heures à se venger alors qu’on peine à répondre à un mail. C’est ça, l’effet Monte-Cristo : on se dit que nos propres vies sont plates, et Edmond, lui, il a tout un plan, un trésor, un château et un style impeccable en costume du XIXe.

Peut être qu’il y a quelque chose de rassurant dans le fait que certaines histoires restent gravées. Que certains personnages continuent de nous fasciner, même quand on sait déjà la fin. C’est comme regarder Titanic pour la 42ème fois en sachant que, oui, le paquebot va couler. Mais ça n’empêche que ça reste mon film préféré.

Bref, cette semaine, 1H17 s’interroge sur la magie de la fascination durable et ces choses que l’on oublie pas.

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1H17

Par Mélodie P

À propos de l’auteur de 1H17 …

Je m’appelle Mélodie, j’écris parce que parler toute seule dans la rue n’est socialement pas toujours bien vu. Ancienne (et future) multi-casquette, j’aime explorer les recoins bizarres du quotidien, transformer les petites gênes en grandes révélations, et poser des questions auxquelles personne ne veut vraiment répondre. Une heure 17 est mon terrain de jeu préféré : un endroit où je peux rire de tout (surtout de moi), sans avoir besoin de liker, swiper ou faire un reel.

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