Cette semaine il fait 39 degrés à l’ombre, 52 dans nos émotions (pour des gens normaux, parce que moi je suis à + 500) et environ 112 sous nos aisselles. À cause de qui ? Bah faudrai vraiment vivre isolé dans un pays où les news n’existent pas pour ne pas savoir qui est celle qui nous donne chaud. La coupe du monde ? Nan on est plus en 1998 les gars. Evidemment je parle de Madame Canicule, deuxième prénom Enfer. Ah oué, encore pire qu’une herpès, elle s’est installée, elle ne prévient plus, elle s’incruste, elle squatte nos peaux moites, nos draps, nos humeurs. On ne vit plus vraiment, on survit en mode économie d’énergie, comme un téléphone à 2 % qui refuse de mourir par principe. Et paradoxalement, on en vient à considérer les gens qui brassent de l’air comme des alliés précieux. Même ceux qui pompent l’air sont d’utilité publique. Entourez-vous bien.
Alors j’aurais pu vous raconter une histoire très simple : celle d’un ventilateur de poche retrouvé au fond d’un tiroir, un petit miracle en plastique qui m’a redonné foi en la technologie quand il s’agit de ma survie. J’aurais pu vous parler de comment j’ai bricolé un système absolument bancal pour le faire tenir, et de son bruit insupportable et pas rassurant d’une colonie de mouches en réunion de crise. Et conclure en disant qu’à ce stade, entre le confort auditif et un peu d’air, le choix est fait. Honnêtement, ça aurait pu faire une belle chronique. On aurait ri. On aurait soufflé. Littéralement.
Mais non.
Parce que tout a basculé dans un moment très précis : une glace framboise-poivrons de chez Picard. Oui. Framboise. Poivrons. Ensemble. Dans la même phrase. Dans la même bouche. Dans la même vie. Me demandez pas pourquoi, je ne travaille pas au pôle stratégique de la marque, car sinon j’aurai choisi goût fêta et Baileys. Et là, entre deux bouchées, j’ai eu une idée qui m’a sauté au visage (j’aurai préféré un saut de glaçons) : est ce qu’il y en a qui ont envie d’avoir un rencard? Ne cherchez pas le lien, il a fondu avant moi. Et n’y voyez aucune métaphore douteuse avec la glace, je ne mange pas de ce pain là.
Donc voilà, à l’heure où tout le monde débat sur le réchauffement climatique, moi je me questionne : comment séduire quand on sue de la moustache avant même d’avoir dit bonjour ? Comment faire semblant d’être bien dans ses baskets quand ton front raconte déjà tout ton historique ? Et surtout où aller pour dater quand le seul contact physique acceptable, c’est celui d’un ventilateur braqué sur ton visage ?
C’est de ça qu’on va parler aujourd’hui. Parce qu’après avoir lister les lieux où dater pendant le confinement, ça me paraissait logique. Entre les deux pas beaucoup de différences: on devient tous fous, on prend des nouvelles de nos proches et on a envie d’enculer le gouvernement.
La trend de la semaine : des recommandations décalées qui sortent des sentiers battus pour une vie plus golri
Bienvenue dans ma dernière grande invention : the dating canicule edition. Vous trouvez ça bizarre ? Moi non. Je vis actuellement entourée de personnes qui plongent en string de bain dans une eau moins propre que celle des WC. Plus rien d’étonnant donc.
Donc, je pense qu’à 39 degrés, l’amour ne se cherche plus, il se survit. Là il faut vraiment le vouloir pour braver les odeurs de transpiration, avec l’idée de coller son corps à un autre. Excusez moi mais ce n’est plus de la séduction, c’est de l’obstination, ou du désespoir. Ou les deux.
Voici donc les nouveaux spots non-officiels pour dater sans fondre sur place comme une glace oubliée sur un tableau de bord.
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