1h17 La Newsletter - Épisode 77 : Six folles, ma mère et moi...et le 🐶

Chronique d’un vendredi, en fait un mardi. Oui après les vacances, il y a deux certitudes, on ne sait plus quel jour on est et on a trop d’histoires à raconter. Comme ce départ où j’ai réussi à manquer un dauphin et à ne pas avoir le temps de dire au revoir. Un détail en apparence. Mais comme à mon habitude, cela devient une bonne raison d’écrire.

1H17
5 min ⋅ 04/08/2026

Il existe des moments où la vie vous offre une occasion parfaite de dire au revoir. Un dernier café. Une dernière discussion. Une dernière blague avant de fermer la porte. Et puis il existe les autres départs.

Ceux où vous êtes encore en train d’enlever tout le sucre collé sur votre serviette parce que vous avez rêvé de churros pendant deux jours. Ceux où vous regardez une dernière fois la baie en espérant que le dauphin décide finalement de revenir. Pas juste pour apparaître. Non. Pour faire un salto. Parce qu’après une semaine à attendre sa venue, il aurait quand même pu avoir la délicatesse de conclure le spectacle. Ceux où vous vérifiez l’heure une dernière fois en réalisant que, contrairement à vous, le train a parfaitement compris qu’il devait partir à l’heure.

C’est comme ça que je suis partie de vacances sans avoir eu le temps de dire au revoir à Charlotte.

Ce qui est quand même dommage après une semaine passée à construire des souvenirs. Mais revenir uniquement pour dire au revoir aurait été légèrement excessif. Surtout quand on sait l’énergie déjà dépensée pour réussir à prendre ce fameux train.

J’ai donc fait ce que toute personne raisonnable aurait fait dans cette situation : écrire une newsletter. C’est un peu ma façon de prolonger ces vacances.

Ça faisait longtemps.Tellement longtemps que certains ont probablement pensé que j’avais disparu en imaginant dès tonnes de raisons débiles. Hypothèse numéro 1 : j’étais partie écrire un roman dans une cabane au bord de la mer, comme toute personne qui a trop regardé Love Actually. Hypothèse numéro 2 : j’avais enfin rencontré l’amour de ma vie et j’étais trop occupée à vivre une comédie romantique. Hypothèse numéro 3 : j’étais devenue une personne raisonnable et j’avais décidé d’arrêter d’écrire des théories sur les pique-niques, les moustaches qui transpirent et les gens qui tournent en rond. Hypothèse numéro 4 : j’étais simplement en train d’attendre l’été parfait pour faire mon grand retour.

La vérité est beaucoup moins spectaculaire : j’avais juste besoin de faire une pause.

Mais finalement, cette pause aura eu une conséquence inattendue : elle m’a rappelé une grande vérité sur les vacances. Elles ne servent pas uniquement à se reposer, bronzer ou revenir avec du sable dans des endroits où le sable n’était pas invité. Elles servent aussi à produire des scénarios de films qui ne verront jamais le jour. Parce qu’il existe toujours ce moment, entre deux gâteaux basques et trois fous rires, où quelqu’un prononce la phrase magique : « Attends, mais imagine si on en faisait un film… »

Et soudain, pendant vingt minutes, des adultes parfaitement raisonnables deviennent producteurs, scénaristes et chef de la scéno d’un chef-d’œuvre qui n’aura probablement jamais de bande-annonce.

C’est donc la question que personne ne se pose mais à laquelle je vais quand même répondre aujourd’hui : Pourquoi les vacances produisent-elles toujours un scénario de film qui ne verra jamais le jour ?

Le carrousel des questions : les réponses aux questions que personne ne se pose.

Les vacances ont un pouvoir étrange : elles réussissent à modifier complètement notre échelle de valeurs. Pendant une semaine, des choses qui auraient été jugées absurdes dans la vraie vie deviennent parfaitement normales. Se lever à 6 h 30 pour aller au marché ? Une excellente idée. Dans une vie normale, 6 h 30 est une heure où juste par principe je n’ouvre pas un oeil. En vacances, c’est : « Allez, on va acheter du thon et des tomates plein champ, ça va être sympa. » Effectivement c’est vraiment la belle vie. Jusqu’au jour où le réveil décide qu’il est lui aussi en vacances.

...

1H17

Par Mélodie P

À propos de l’auteur de 1H17 …

Je m’appelle Mélodie, j’écris parce que parler toute seule dans la rue n’est socialement pas toujours bien vu. Ancienne (et future) multi-casquette, j’aime explorer les recoins bizarres du quotidien, transformer les petites gênes en grandes révélations, et poser des questions auxquelles personne ne veut vraiment répondre. Une heure 17 est mon terrain de jeu préféré : un endroit où je peux rire de tout (surtout de moi), sans avoir besoin de liker, swiper ou faire un reel.

Les derniers articles publiés

1h17 La Newsletter - Épisode 81 : j’ai les compétences pour diriger un château rempli d’inconnus souhaitant devenir le futur Georges-Alain

par Mélodie P   ⋅   11/09/2026 5 min

Chronique d’un vendredi sur les chapeaux de roue…de la fortune, où un message de ma mère m’a conduite à envisager une nouvelle carrière. Et comme j’ai déjà mis un pied dans la télévision, autant voir si je peux en mettre un deuxième. Voire les deux directement à la direction de la Star Ac. Il faudra juste m’expliquer ce qu’est une voix de tête.

1h17 La Newsletter - Épisode 80 : de l'amour en meules de foin, des plaquettes et un andouillette.

par Mélodie P   ⋅   04/09/2026 5 min

Chronique d’un vendredi au ras des pâquerettes. J’étais tranquille devant ma télé quand j’ai commencé à me poser des questions sur l’amour. Pas les grandes questions philosophiques à la Francis Lalane. Plutôt celles qu’on se pose entre deux coqs et un cochon. Et je crois avoir trouvé des réponses, mais peut être pas les bonnes.

1h17 La Newsletter - Épisode 79 : il/elle rentre en CE2. Et alors ?

par Mélodie P   ⋅   28/08/2026 6 min

Chronique d’un vendredi où Charlemagne doit lâcher son téléphone pour retourner en classe, et il a bien le seum. Comme nous, quand on découvre que Kevin est passé en CE2 alors qu’on ne connaissait même pas Kevin. Mais puisqu’il a grandi, il fallait bien nous prévenir. Avec une photo. Une pancarte. Et idéalement une légende de 14 lignes. Parlons en.

1h17 La Newsletter - Épisode 78 : Sainte Marie, mère des cintres.

par Mélodie P   ⋅   21/08/2026 4 min

Chronique d’un vendredi, jour du poisson. Cette semaine, j’ai commencé un nouveau travail. Pour l’instant, c’est la routine de base : j’apprends, j’observe, je respecte les règles. Enfin, presque toutes. Notamment celle qui concerne les débardeurs. Pour le vin de messe, en revanche, je crois que je peux me le mettre derrière l’hostie.

1h17 La Newsletter - Épisode 76 : il y a les champions du ballon rond. Et les champions pour tourner en rond.

par Mélodie P   ⋅   03/07/2026 3 min

Chronique d’un vendredi où tout semblait simple sur le papier : dire bonjour, oser, faire. Carton jaune pour moi, j'ai clairement loupé une bonne occasion. Actualité oblige, cette semaine je m’inspire du foot pour parler de ces moments où on préfère rester sur le banc des remplaçants plutôt que de tenter une accélération comme Barcola.

1h17 La Newsletter - Épisode 75 : comment séduire quand on sue de la moustache ?

par Mélodie P   ⋅   26/06/2026 5 min

Chronique d'un vendredi où l'amour rime plus avec four qu'avec toujours. On dit que l'été, c'est la saison des rencontres. Mais dur de pécho quand la seule chose qui dégouline, ce ne sont pas les sentiments. Vous rêvez de connaître les meilleurs lieux où dater sans fondre avant le dessert? Je vous dis tout. Ne me remerciez pas, offrez-moi une clim.

1h17 La Newsletter - Épisode 74 : faites de la musique, mais rendez-nous le silence.

par Mélodie P   ⋅   19/06/2026 5 min

Chronique d’un vendredi où la musique adoucit les mœurs, pas nos oreilles. Chaque année, le 21 juin transforme nos rues en playlist géante réglée sur lecture aléatoire. J’ai donc voulu comprendre: quand a-t-on collectivement décidé que la meilleure façon de célébrer la musique était d’en mettre partout en même temps? Enquête au cœur du bruit.

1h17 La Newsletter - Épisode 73 : je vous remercie de l'attention que vous porterez au refus de votre refus.

par Mélodie P   ⋅   12/06/2026 4 min

Chronique d’un vendredi où je viens pour en découdre. Quelques jours après un entretien aussi rapide qu’une cuisson de pâtes au micro-ondes, j’ai reçu un mail de refus. J’ai découvert une nouvelle vocation: répondre aux recruteurs comme ils répondent aux candidats. Étrangement, c’est très thérapeutique de leur dire d'aller se faire cuire un oeuf.

1h17 La Newsletter - Épisode 72 : Tindîner : tout commence par un swipe plus ou moins digeste.

par Mélodie P   ⋅   05/06/2026 5 min

Chronique d’un vendredi mi coup de foudre mi coup de food. Je pensais juste dîner, mais je me suis retrouvée face à un menu mystère et à ma confiance aveugle en la cuisine. 5 plats, 2 desserts, et zéro idée de ce qui arrive : un peu comme certaines histoires qui commencent par un match. Bienvenue dans mon Tindîner, où l’amour se sert dans le noir.