Aujourd’hui j’aurais pu vous parler du prix de l’essence. Vraiment. Le sujet est chaud, inflammable, presque fédérateur. Mais il y a un problème : je n’ai pas de voiture. Donc à moins de faire un point très engagé sur le prix du plein de quelqu’un d’autre, je vais éviter de parler de ce que je ne connais pas. Non, aujourd’hui, il faut que je vous parle encore (encore un soir, encore une heure...) d’un autre type de carburant. Celui qui fait tourner toute une nation depuis une semaine : l’espoir d’avoir une place pour Céline Dion. Parce que oui, j’ai tenté. Évidemment que j’ai tenté. Je me suis connectée, presque naïve. Et là, la file d’attente, pour avoir accès à une autre file d’attente. Un million de personnes devant moi. Un million. J’ai vu ma vie défiler, mais pas Céline.
C’était long, c’était absurde, c’était presque perdu d’avance. Mais comme toute personne rationnelle, j’ai quand même attendu. On ne sait jamais, sur un malentendu, une panne générale, un abandon collectif. Mais pas de happy end : rien de tout ça n’est arrivé.
Au milieu de mes différents onglets, 3 téléphones et 1 ordinateur, j’ai quand même tenté une approche plus classique, en guise de consolation. J’ai voulu prendre rendez-vous chez un coiffeur avec Jean-Jacques. Pas Goldman évidemment, mais j’y ai vu comme un signe.
Pas de place avant le 14 avril. Décidément. C’est donc ça nos vies maintenant, du monde partout et de la place nulle part.
Bon, et au milieu de toutes ces digressions, vous vous demandez peut-être où je veux en venir. Rassurez-vous, moi aussi, mais j’y arrive. Hier soir, j’étais à un concert. Un vrai. Avec de la musique, des gens, et une entrée obtenue sans tirage au sort, sans combat, sans dignité abandonnée devant un écran. Pas de gobelet Pierre Garnier à l’horizon. Normal, on était là pour voir Alex Warren. Un mec super talentueux, qui a Dorothée sur ses affiches à la sortie. J’ai arrêté d’essayer de comprendre. Bref c’était une expérience presque déroutante, par sa simplicité. Avec mes copines, les mêmes que pour le pique-nique, merci à elles pour leur contribution constante à mes dérives intellectuelles, on a commencé à réfléchir. Calmement. Sérieusement. Enfin, au début.
Si on n’a pas de place pour Céline, est-ce qu’on n’aurait pas juste…pas tout essayé ? Parce que dans la vie, il y a ceux qui abandonnent. Et il y a ceux qui envisagent de devenir staff technique à la Défense Arena sans aucune compétence particulière. Bienvenue cette semaine dans cet épisode où j’ai envisagé 12 solutions pour voir Céline Dion autrement qu’avec un ticket à 1000 balles. (Attention, elles ne sont presque pas toutes légales.)
Posts en brouillon : des réflexions en pause, prêtes à être publiées...ou à rester dans l’ombre
On a donc fait ce que toute personne saine d’esprit ferait dans cette situation : on a établi une stratégie.
Pas une petite liste vite fait dans un coin. Non. Une vraie réflexion structurée. Par niveaux. Par degrés d’engagement.
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