1h17 La Newsletter - Épisode 55 : Parigots, têtes de chiens de traîneaux

Chronique d’un vendredi en moonboots : Paris sous la neige et on fait comme si c’était la première fois. Les Parisiens glissent, râlent, postent sur Insta et se prennent pour des chiens de traîneaux. Entre écoles fermées, bus bloquées et ski en folie moi je regarde ce cirque hivernal en me moquant, évidemment. Parce qu’en vrai c’est juste l’hiver.

1H17
5 min ⋅ 09/01/2026

Cette semaine Paris s’est réveillée en mode boule à neige IKEA qu’on aurait secouée un peu trop fort. C’est la surprise générale. Sidération collective. Panique douce et forte à la fois. Patatras il neige. En janvier. En hiver. Les trottoirs sont blancs, les stories aussi. Les groupes WhatsApp s’emballent : « T’as vu la neige ??? » Non. Personne n’a vu. On vit tous sans fenêtres a Paname c’est bien connu.

Les Parisiens marchent bizarrement, comme s’ils découvraient l’existence de leurs pieds. Les enfants crient. Un peu comme d’habitude vous me direz, mais là non. Les pigeons, eux, jugent en silence.

On parle de “conditions exceptionnelles”. De “phénomène rare”. De “situation inédite”. Alors que rappelons-le : janvier + hiver = froid + parfois neige. C’est pas une équation à la Einstein à ce que je sache ?!

Mais ici, à Paris, dès qu’un flocon touche le sol, on a l’impression d’avoir été téléportés au pôle Nord sans préavis. Les gens sortent leurs plus gros manteaux “au cas où”. Les cafés font des photos de chocolat chaud comme s’ils avaient inventé la recette. La RATP, fidèle à elle-même, annonce qu’elle “s’adapte”. Dans son langage, ça veut dire que ça va être le bordel.

Bref, aujourd’hui, on va parler de ça. De cette neige parfaitement normale mais traitée comme un événement mondial. De cette capacité incroyable qu’on a à s’émerveiller, puis à se plaindre, d’un truc qu’on connaît pourtant bien. Bienvenue dans ce grand mystère : l’hiver… en hiver.

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1H17

Par Mélodie P

À propos de l’auteur de 1H17 …

Je m’appelle Mélodie, j’écris parce que parler toute seule dans la rue n’est socialement pas toujours bien vu. Ancienne (et future) multi-casquette, j’aime explorer les recoins bizarres du quotidien, transformer les petites gênes en grandes révélations, et poser des questions auxquelles personne ne veut vraiment répondre. Une heure 17 est mon terrain de jeu préféré : un endroit où je peux rire de tout (surtout de moi), sans avoir besoin de liker, swiper ou faire un reel.

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