1h17 La Newsletter - Épisode 54 : des raisins et des valises, attention à ne pas confondre !

Chronique d’un vendredi où tout le sérieux du monde a pris un jour de congé : on va explorer des traditions qui n’ont aucun sens ou qui en ont peut-être trop. Des raisins qu’il faut avaler en vitesse, des valises en speed, des bols qu’on balance dans le vide et nous, au milieu, à se demander si on est normaux ou juste cons comme la lune !

1H17
5 min ⋅ 02/01/2026

En ce premier jour de l’année, je ne sais pas si c’est moi ou le fait que je me sois couchée à 6h42 du matin, chose qui ne m’était pas arrivée depuis 2011

(merci le souvenir Facebook du jour, qui en plus de me rappeler que j’ai toujours le nez dans le frigo, m’informe qu’à l’époque j’avais encore une vie), mais j’ai fait une remarque méga sensas’ (expression officiellement validée en 2011). Vous avez déjà remarqué que le 1er janvier, tout le monde devient un peu magicien ? Pas le magicien qui sort avec une top model allemande. Non. Le magicien de pacotille. Celui qui reçoit son premier kit acheté chez Oxybul. Avec un chapeau, une baguette et un lapin en peluche un peu louche. Le rêveur par excellence. Celui qui croit qu’en frottant ses résolutions contre un fond de champagne, l’année va se transformer. Erreur. C’est un mythe aussi fou que le père noël. Il est 14h37, le réveil sonne.
Vous êtes en retard. Le toast est encore coincé dans le grille-pain.

Et pourtant, quelque part dans le monde, quelqu’un court avec une valise vide pour être sûr de voyager cette année. Parce que c’est le Nouvel An. Et que le Nouvel An, ça rend les choses parfaitement logiques. Après la tecktonik et le retour de la coupe mulet, vous pensiez avoir tout vu ? Moi aussi. Mais non.

Parce qu’au fond, partout dans le monde, le 1er janvier, on fait tous la même chose : on s’accroche à des traditions un peu absurdes pour fabriquer de l’espoir.Pas du cynisme. Pas de l’amertume. Juste ce petit truc fragile qui dit : allez, on essaie encore une fois, on y croit.

Alors aujourd’hui, on va regarder ces traditions avec tendresse et un léger sens de la moquerie, parce qu’en 2026 je ne change pas mes habitudes. Observer comment les humains transforment minuit en chaos organisé. Et vous savez quoi ? Ça marche. Pas pour les résolutions. Pas pour le reste du monde. Mais pour 1h17.

Quand il est 23h59 et que le monde entier s’apprête à compter à rebours, certaines personnes font des choses un peu plus folles que de juste lever leur verre et embrasser le/la premier.e venue sous une branche de houx ou de gui ou de Guy Roux peut importe. Des rituels qui ont l’air absurdes, mais qui disent beaucoup de nous, humains. On va faire un petit tour, intime, drôle et légèrement moqueur, de ces traditions qui transforment minuit en spectacle comique.

Espagne et les 12 raisins
Le 31 décembre, à minuit pile, il faut avaler douze raisins. Douze. En douze secondes, si possible. Comme si ta capacité à mâcher vite allait décider si l’année sera parfaite ou complètement ratée. Tu te retrouves à rigoler, à t’étouffer un peu, à te dire “mais pourquoi je fais ça?” et surtout à te promettre que l’année prochaine, tu achèteras des raisins plus petits. Et tu regardes les autres autour de toi avec un mélange de solidarité et de jugement discret. Parce que oui, avaler douze raisins en moins d’une minute, c’est un sport, qui mériterait une médaille. Et tu es tout sauf un athlète.

Je rigole, je rigole, mais j’ai quand même vu le fond du bol (expression que vous vous ferez expliquer par un Breton), parce que moi aussi, j’ai apporté quelque chose à ma soirée. Des vrais raisins. Tout ça parce que j’avais vu la série Años nuevos, qui se passe un 31 décembre, et qu’ils le font. Et visiblement, il ne m’en faut pas plus pour prendre une tradition très au sérieux. Et nourrir l’espoir fou que cette année m’apporte mon âme sœur, avec la beauté d’Ana et l’humour d’Oscar. Résultat : me voilà à débarquer avec des raisins comme si j’avais une mission officielle et 365 jours d’attente derrière.

À minuit, on mâche trop vite, on rit, on compte n’importe comment, on perd un raisin sous la table. Personne ne sait vraiment si on en est au neuvième ou au douzième. Je ne crois pas que nous ayons toutes validé les douze par pure vigilance. À 37 ans, fini les conneries ? Manifestement, non

Mexique et la valise vide
À Mexico, certains courent dans la rue avec une valise vide pour être sûrs de voyager dans l’année. Oui, courir. Avec une valise vide. Comme si le simple fait de déplacer une valise allait téléporter ton corps vers Bali ou New York. Tu observes les gens courir, tu te moques un peu dans ta tête, et puis tu te souviens de toutes les fois où tu as rêvé de partir, mais que ton canapé était trop confortable, et que ton compte en banque était aussi vide que la valise. Et là, tu comprends : courir avec une valise vide, c’est juste une excuse pour croire encore un peu à l’impossible, un peu comme Tina Arena qui veut aimer jusqu’à l’impossible.

Danemark et la vaisselle cassée
À Copenhague, on accumule de la vaisselle devant la porte de ses amis pour leur porter chance. Plus t’as de vaisselle cassée, plus l’année sera prospère. Comme si fracasser des assiettes pouvait canaliser la fortune. Tu imagines la scène : les voisins qui se demandent si tu es en train de refaire la déco ou en pleine scène de ménage, et toi qui rit un peu de tout ça. Parce qu’au fond, casser la vaisselle, c’est peut-être juste transformer sa colère accumulée en geste collectif acceptable. Et toi, tu te dis que c’est finalement une tradition plus saine que d’envoyer des textos passifs-agressifs.

Écosse et la porte à franchir
En Écosse, le “first-footing” veut que le premier à franchir la porte après minuit apporte chance et bonheur. Comme si la chance avait besoin d’un seuil précis pour entrer. Tu te tiens là, à regarder les gens, un peu jaloux et un peu fasciné, et tu te dis que tu aurais bien besoin de ce genre de magie dans ton quotidien. Parce qu’on se rend vite compte que parfois, ce n’est pas le charbon ou le whisky qui compte mais juste le fait de passer ce seuil avec un peu de foi, un peu de rire et un grand sourire. Si l’année est pourrie attention aux représailles pour la personne, on saura à qui envoyer une assiette. Direction le Danemark.

Et puis, pendant la soirée, on a commencé à imaginer nos propres traditions. Rien de sérieux, juste des trucs pour rigoler mais avec ce petit air de “et si ça marchait vraiment ?”

Par exemple, pour avoir plus d’argent, on a pensé : dormir avec une pièce ou un billet coincé entre les seins ou les aisselles. Oui, vous avez bien lu. Une sorte de coffre-fort corporel. Et en bonus : tu te réveilles un peu coincée, mais avec la sensation d’avoir investi dans ton futur, et probablement la face de Prince Albert II bien incrustée sur la peau, pire que la marque de l’oreiller. Bsartek la pièce d’1 euro.

Pour trouver l’amour, on pourrait porter des chaussettes différentes sur chaque pied pendant la première heure de l’année. Parce qu’apparemment, les contraires s’attirent et que combinaison improbable attire l’inattendu. Au moins, elles vous tiendront chaud l’hiver si vous ne trouvez personne pour vous réchauffer.Et ça évite les rendez-vous ennuyeux enfin, théoriquement.

Pour éloigner les gens toxiques, on a imaginé qu’il suffisait d’allumer du palo santo à minuit. Encore une de mes bonnes idées. Encore une chose que j’ai apporté, en plus de serviettes avec des grosses boules et des stickers golden retriever, moi bizarre ? Non, originale. Donc, hier soir, on l’a fait. On n’a pas encore vérifié l’efficacité car l’année va être longue mais au moins, ça brûlait bien et ça sentait super bon, la noix de coco il parait.

Et pour maigrir ? Facile : chaque fois qu’on ouvre le frigo après minuit … bah refermez le. Simple. Efficace. Vous m’en direz des nouvelles.

Bref, hier soir, on a décidé que le Nouvel An, c’était surtout l’occasion de faire n’importe quoi avec style, de laisser le hasard choisir notre première chanson de l’année. Et le meilleur dans tout ça ? On s’est bien marrées.

Et puis, après tout ça, peut-être que le plus beau dans ces rituels absurdes, c’est qu’ils nous rappellent qu’on est capables de tout et qu’on peut encore inventer. Le seul qui compte vraiment, c’est de commencer à croire. Croire en soi, en ses folies, en ses espoirs un peu idiots. Croire juste un peu, même si tout le reste semble inutile ou impossible.

Parce que commencer à croire, c’est déjà faire un pas. C’est déjà lever le pied du canapé, ouvrir la porte, jeter la vaisselle imaginaire et sentir que quelque chose change. Que le monde devient un peu plus possible, un peu plus léger, un peu plus à nous. On n’a pas besoin que ça marche. On n’a pas besoin de réussir tout de suite. Commencer à croire, c’est déjà réussir. Et ça, personne ne peut nous l’enlever.

Alors cette année, inventons, rions, tombons, recommençons et surtout, commençons à croire. Soyons nous. Soyez vous. Dans les moindres détails. Avec un autocollant sur votre coupe pour visualiser l’un de vos rêves les plus chers. Ou tout ce que vous voulez. Parce que le reste suivra, d’une manière ou d’une autre. Et si ça ne suit pas, eh bien au moins on aura essayé.

Alors happy nous year !

💜 

CQFD, il y a une vie après le scroll. Et elle est sacrément plus drôle.

Allez, salut.

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1H17

Par Mélodie P

À propos de l’auteur de 1H17 …

Je m’appelle Mélodie, j’écris parce que parler toute seule dans la rue n’est socialement pas toujours bien vu. Ancienne (et future) multi-casquette, j’aime explorer les recoins bizarres du quotidien, transformer les petites gênes en grandes révélations, et poser des questions auxquelles personne ne veut vraiment répondre. Une heure 17 est mon terrain de jeu préféré : un endroit où je peux rire de tout (surtout de moi), sans avoir besoin de liker, swiper ou faire un reel.

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