Il fait gris, j’ai mis un pyjama long, et le soleil a décidé de poser son RTT jusqu’à nouvel ordre. Je suis à Paris, je ne pars pas en vacances, je bronze par reflet de Google Images, et tout allait à peu près bien, jusqu’à ce que ma mère me dise, en me regardant droit dans les yeux, cette phrase : « Dans cinq mois, c’est Noël. »
Voilà. J’ai ressenti l’hiver me remonter le long des chevilles, s’infiltrer dans mes espadrilles, et me murmurer « t’as pas froid, toi ? ». Un autre soir, la télé en rajoute une couche : un jeu où les candidats doivent deviner ce qu’il ne faut pas faire un jour de Noël. VERIDIQUE !
On est le 27 juillet. Je vérifie la date. Je cherche des caméras cachées. Rien. Juste la vie, et visiblement, elle veut qu’on installe la crèche entre deux canicules fantômes.
Et comme si mon cerveau n’était pas assez déréglé, je reçois une invitation à un événement. Très sympa. Vraiment. Mais avec cette phrase dans le mail : « Merci d’apporter votre propre tasse pour partager un café tout en contribuant à la protection de la planète. » Pardon ? Depuis quand faut-il prévoir sa vaisselle comme si on partait en colo éco-responsable ? J’étais à deux doigts d’y aller avec mon tupperware, mon torchon, et mon papier toilette en fibres recyclables. Juste au cas où.
Bref, mon mois de juillet n’a plus de saison, plus de logique, et plus de limites.
Alors j’ai fait ce que toute personne saine d’esprit fait dans ces cas-là : préférer en rire plutôt que d’en pleurer. Donc rien que pour vous, j’ai concocté un top 3 des phrases qu’on ne devrait JAMAIS entendre en juillet (jamais, genre jamais) et une reco pas sérieuse sur ce que vous trimballer avec toi maintenant quand tu vas quelque part.
Bienvenue dans l’épisode 33 :
Trop tôt pour Noël, trop tard pour ne pas avoir les boules.
(Et cette fois, c’est pas une métaphore.)
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