Le week-end dernier, j’étais en province chez une amie. Un vrai moment d’(air) pur bonheur. Version immersion locale : balade à vélo (électrique, car quand même je reste parisienne), sandwich américain face à la mer, randonnée dans la forêt… et trajet à l’école pour récupérer ses enfants. Et là, je tombe sur un phénomène sociologique digne d’un documentaire Arte : tout le monde reste dans sa voiture.
Vraiment, le parking était rempli d’habitacles transformés en salons roulants. Moi, j’imaginais tous ces parents en train de discuter entre eux, partager leurs anecdotes, critiquer la directrice ou des devoirs à finir… et puis non. Silence absolu. Moteurs parfois allumés, regards perdus, chacun seul dans son univers. Heureusement que j’avais décidé de sortir de la voiture, j’ai pu croiser le magnifique sourire de cette maîtresse qui m’a bien donné envie de redevenir une enfant… ou d’en voler un pour avoir l’occasion de la revoir chaque jours. “Coup de foudre au portail”, quelle belle comédie romantique, j’imagine déjà l’adaptation au cinéma avec Blake Lively dans mon rôle. Rien que ça. Et là, entre l’étonnement et la fascination, j’ai compris que parfois, il vaut mieux bouger ses fesses que de rester confortablement installée.
Revenons à nos moutons. Au moment où la sonnerie retentit… miracle : les portes s’ouvrent toutes en même temps, et une armée de parents sort, synchronisée comme un flashmob silencieux. Je me suis dit : pourquoi ? Qu’est-ce qui pousse une armée de conducteurs à faire le pied de grue derrière un pare-brise plutôt qu’au bord d’un trottoir avec d’autres personnes qui partagent la même galère d’être parents ? Je parie que c’est une question que personne ne s’est jamais posée. Alors forcément, je vais y répondre.
...
